Véronique Dubois, Commissaire-Priseur à Marseille

« les objets d’art me permettent d’échanger avec toutes les cultures et tous les âges ».

Diplômée Commissaire-Priseur et lauréate de sa promotion en 1997, Véronique Dubois a débuté sa carrière au Crédit Municipal de Paris comme appréciateur, et s’est spécialisée en bijoux et montres de collection. Elle a ensuite vendu à l’hôtel Drouot puis s’est installée à l’Isle sur la Sorgue. Elle a été Expert près la Cour d’Appel de Saint-Denis de 2012 à 2019 rubrique objets d’art et de collection. Elle est installée comme commissaire-priseur à Marseille en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis avril 2017.

Véronique DUBOIS, commissaire-priseur à Marseille

Commissaire-priseur, un métier nécessitant une forte expertise en connaissance de l'histoire de l'art

Le métier de commissaire-priseur

En qualité d’officier ministériel et de commissaire-priseur judiciaire, nous réalisons des ventes judiciaires : un commissaire-priseur judiciaire est l’un des trois officiers ministériels qui a qualité pour réaliser des inventaires de succession, de tutelle et de procédures collectives.

En qualité de commissaire-priseur de vente volontaire, nous estimons et mettons en vente les biens à la demande de particuliers.

Le commissaire-priseur organise des expositions dans son hôtel des ventes, ou sur les lieux des ventes extérieures.

Une solide connaissance de l’histoire de l’art ou une spécialisation dans les arts est requise pour mener au mieux les estimations des objets qui seront mis aux enchères en salle des ventes ou lors d’enchères en ligne. Dans le cadre de son activité, le commissaire-priseur peut être amené à organiser des expositions en maison des ventes pour présenter les lots.

Un métier ancien

L’origine de la profession remonte au XVIème siècle. Sous le règne d’Henri II, un édit de 1556 confie à des maîtres-priseurs vendeurs de meubles le soin de leur vente publique. Le mot priseur vient du mot prisée, faire la prisée d’un objet, c’est donner un prix, c’est faire son estimation.

En 1691, un édit de Louis XIV leur accorde une rémunération proportionnelle au produit de la vente, ce qui les conduit aujourd’hui encore à vendre au meilleur prix pour le vendeur.

Une loi révolutionnaire confirme le monopole en stipulant que les meubles et autres objets mobiliers ne peuvent être vendus que par le ministère d’un officier public ayant qualité pour y procéder.

Aujourd’hui, le Commissaire-Priseur reçoit une double formation en droit et en histoire de l’art.

Comment les commissaires-priseurs expertisent-ils les objets d’art et de collection ?

Lorsque les conditions l’exigent, les commissaires-priseurs peuvent diligenter une étude approfondie, en faisant le cas échéant appel à des experts certifiés pour réaliser une estimation précise des objets de collection (tableaux, peintures, œuvres d’art, objets anciens…)

Cette expertise nécessite alors de recourir à des recherches précises dans les archives ou les bibliothèques spécialisées, ou à utiliser des instruments d’analyse pour authentifier les œuvres ou en préciser la nature. Selon les résultats, des lots seront constitués suite aux authentifications des objets mis en vente lors des inventaires.

Livres anciens de collection

Les montres de luxe font parti des objets usuellement vendus par les commissaires-priseurs

Pourquoi faire appel à un commissaire-priseur ?

Il existe de nombreuses situations où faire appel à une étude de commissaire-priseur permet aux particuliers de répondre à des problématiques juridiques.

Le cas le plus courant concerne les successions et le partage de biens de manière générale. Usuellement, le patrimoine mobilier (les objets présents dans les maisons ou appartements dont il est objet dans le cadre de la succession) est estimé fiscalement à 5% de la valeur globale des biens immobiliers, selon l’article 764 du Code Général des Impôts. Or, en pratique, la valeur globale des biens mobiliers est très souvent inférieure au montant résultant de ce mode de calcul.

En effet, l’estimation du commissaire-priseur est opposable à l’administration fiscale. Dans ce cadre, sur des patrimoines immobiliers importants, il est souvent utile de faire appel à une étude de commissaire-priseur pour évaluer la partie mobilière de la succession ou du partage.

A contrario, si la valeur des biens meubles est élevée, leur estimation précise a de réels avantages :

  • elle permet à l’ensemble des héritiers de prendre connaissance de leur valeur réelle ;
  • par la constitution de lots équilibrés, elle limite les risques de contentieux entre héritiers ou parties ;
  • elle facilite l’identification d’objets légués à des personnes désignées par les défunts dans les testaments.

La mise en vente aux enchères dans une salle des ventes permettra le plus souvent d’en tirer un prix supérieur à la valorisation initiale faite par l’expert, la rémunération du commissaire-priseur étant indexée au résultat.

Pour demander une estimation ou un rendez-vous, contactez-nous



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